Depuis quelques décennies, la neige est devenue denrée rare
et quand elle a enfin décidé de blanchir notre paysage
elle ne tient qu’un jour ou deux avant de disparaître comme elle était venue...
même si ce mois de décembre 2010 fait figure d'exception !!!

   

Les hivers de mon enfance étaient bien différents.
La neige était toujours au rendez-vous au fin fond de ma Lorraine
et tenait au sol pendant des semaines à cause du froid glacial
qui faisait aussi rosir nos petites joues.

Quand elle était tombée dans la nuit,
quelle joie le matin de marcher sur le chemin de l’école
en écoutant les "cratch cratch" assourdis que faisaient nos pas
et lorsqu'on la voyait tourbillonner autour de nous,
nous levions nos petits visages vers le ciel
afin d’attraper quelques petits flocons sur le bout de la langue…

De novembre à février, le paysage hivernal était d’une blancheur immaculée et
après l'école, tous les enfants, leur goûter englouti rapidement,
sortaient s'amuser dans la neige...

J’habitais une rue en pente et elle était toujours noire de monde en fin d’après-midi.
A cette époque, toutes les familles ne possédaient pas encore de voiture
et les gens n’utilisaient leur véhicule que pour des raisons urgentes.
Imaginez donc notre grande joie à jouer sur la route et dans la neige
sans autre danger que de se retrouver sur les fesses hi hi hi.

Papa avait fabriqué lui-même nos luges en bois et nous entretenions
le dessous en métal avec de la couenne de lard.

Pour aller jouer dehors, maman nous mettait 2 ou 3 pull-overs,
autant de pantalons et de chaussettes, un manteau, des moufles,
une écharpe et un bonnet à pompon.
Ainsi parés et avec de bonnes chaussures,
nous pouvions braver le froid sans tomber malade.

Confections de bonhommes de neige, descentes en luges,
glissades sur les rigoles gelées et batailles de boules de neige
étaient notre quotidien pour notre plus grande joie !

Ce qui me faisait aussi rêver, c'était ces énormes stalactites de glace
qui pendaient sous les toits des dépendances
et si je réussissais à en attraper une et la casser pour la sucer,
là c’était véritablement le paradis ha ha ha…

Après nos jeux, nous rentrions vite dans nos maisons
et on se réchauffait alors les mains et les pieds
devant la porte grande ouverte du four de la vieille cuisinière à charbon.

Le moment du coucher arrivé pour mes frères et moi,
nous savions bien que nos parents sortiraient à leur tour
faire une belle descente sous la lumière des réverbères...

(Manon, 2004)

   

   

   

Vous avez peut-être remarqué
les roses de papier dans ma déco de Noël

   

   

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J'ai déjà fait un billet à ce sujet ici,
mais il fallait s'abonner pour avoir accès au tutoriel.

Vous trouverez également les explications
chez Emma's Paperie avec de nombreuses photos.
Pour les non-anglophones, utilisez votre traducteur...

   

   

   

Comme elle a pris une troueuse fleur et que je n'en avais pas,
j'ai dessiné la forme dans mon logiciel graphique et je la partage avec vous.

   

   

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Le modèle ci-dessus a un diamètre de 7,5 cm environ,
vous pouvez donc le réduire à votre convenance avant impression.
Il faudra imprimer 3 fois le schéma à la même taille pour faire une rose

   

J'ai utilisé du simple papier d'imprimante 80 gr
mais j'ai prévu d'en faire d'autres à partir d'une page d'un livre...

   

Une fois ma déco de Noël remisée dans les cartons,
je garderai mes petites roses pour des travaux de scrapbooking !!!